Amis des superlatifs, bonjour ! L’autopromotion, exercice de 67 % de ceux qui postent sur les réseaux, envahit tout et il n’y est pas possible d’exister durablement sauf à vomir plus de superlatifs que les autres. Vacuité. L’humilité n’y a aucune place. 33 % de « haters » et de « trolls » complètent le tableau ; des gens aigris qui déversent leur hargne délétère sans même avoir conscience du mal qu’ils répandent et dont ils se punissent eux-mêmes au quotidien. Pourquoi ? Désœuvrement ? Traumas infantiles ? Volonté d’exister bien à l’abri derrière leur anonymat, ou – pourquoi pas ? – fiers de leur prose acide ? Peu importe, à vrai dire, car ce type de comportement détruit le support qui les nourrit pauvrement. Tout devient illisible. Tout le monde scrolle à tout va dans l’espoir de trouver quelque chose à quoi se raccrocher dans la tristesse de l’existence, comme si c’était cela « l’existence » ! Et comme si cela était la tristesse de l’existence. Quand le discernement leur viendra a l’esprit, leur vie sera meilleure. Le pire ? Ces gens sont nos lecteurs, aussi. Que font-ils des merveilles que nous leur créons ? Probablement leur réservent-ils le même sort que leur quotidien : un néant crasseux. Quel dommage ! L’exception peut-elle justifier de devoir supporter la fange du général ?
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