Combien de fois faut-il voir le titre d’un livre dans les media pour commencer à s’y intéresser ? En fait, comme tous les autres « produits », il faut en moyenne avoir vu – pour un client potentiel – cinq fois une info sur un produit pour vouloir y consacrer un peu d’intérêt et environ vingt fois avant d’être en position de décision d’achat. On peut dès lors comprendre que dans la « petite » édition, cette approche consumériste n’a aucune chance de fonctionner. Alors, sur qui et quoi compter pour qu’un titre – aussi formidable soit-il – ait un peu de visibilité ? Personne. En tous cas, personne rapidement ! Le passage de l’anonymat à un peu de reconnaissance est un chemin que 99,9 % des auteurs ont emprunté avec une sensation d’injustice accablante. Non, sauf exception, l’œuvre ne se défend pas toute seule ; il faut l’accompagner. Alors que, fondamentalement, ce n’est pas la vocation d’un auteur que de prêcher pour sa production. Alors il délègue ce rôle à des commerçants dont c’est le métier, quitte à ce que ces vendeurs dénaturent son propos, ses intentions et se contentent de répéter ad libitum le résumé d’un éventuel dossier de presse car eux-mêmes n’ont pas le temps de lire ce qu’ils diffusent. Bref, le vrai secret du succès d’un livre reste le bouche à oreilles. Il faut juste ne pas être pressé. Et là, cela peut donner le courage de passer le pas d’une librairie ou de se coltiner pendant une minute le formulaire d’une commande en ligne. Allez, ce n’est pas si compliqué pour acquérir à vie quelques heures de rêve ! Lancez-vous !
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