et des lignes éditoriales. Prenons « le prix quoncourt », au hasard… Si vous dites le mot « orpheline » et si vous nommez l’héroïne « Ruqia Saadedine », vous êtes sûrs de perdre les trois quarts des lecteurs potentiels de ce roman pourtant très bien troussé. Alors que, comme tout bon roman, il est fait aussi pour que tout le monde puisse s’identifier au personnage(s) et s’enrichir d’un vécu (réel ou fictionnel) additionnel. Ainsi, il suffirait de remplacer « orpheline » par « moi » et mettre son nom à la place de l’héroïne pour se lancer sans préjugés dans la lecture..
Et à quel genre appartient-il ? Littérature blanche, thriller, policier, fantastique, romance, aventure, pamphlet, conte moderne ? Sans faire de comparaison déséquilibrée, à quel genre appartiennent « Notre-Dame de Paris » ou le dernier Prix Goncourt ? Il y a toujours des intrigues, du cœur, du sexe, la mort, des petitesses et des grandeurs ainsi que de la politique, quoi qu’on puisse s’en défendre.