Fête de la musique
A Boulogne-sur-Mer, la ville a permis et installé de nombreux stands dédiés à cette journée festive que le monde (sauf les quatre-cinquièmes) nous envie. Les flonflons côtoyaient le hard-core, la variété flirtait avec les danseuses sur hauts talons, les rockeux se coltinaient des samples de musique classique en direct sans avoir rien demandé. Bref, une cacophonie merveilleuse où le chaland pouvait innocemment s’enivrer de bière et d’illusion de bamboche. A l’origine, cette fête poussait les musiciens jouant de vrais instruments à venir faire profiter de leurs progrès le passant honnête. Et puis, c’est devenu ça, un brouhaha où nombre de commerçants et restaurateurs restent ouverts tard et où les sonos les plus puissantes couvrent les chorales et les instrumentistes non amplifiés. Il y aurait peut être un livre à écrire sur la manière dont une bonne idée est digérée par notre société et est régurgitée dans une forme mutante. Un amateur ?